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 [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie

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Jef
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MessageSujet: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 17:52

Par M. Merlevede, le 12 avril 2008 à 00:11



"Dix jours qui ébranlèrent le monde" : les mots du journaliste américain John Reed, témoin de la prise du pouvoir par le parti bolchevique, sont restés dans l'histoire. Avec Reds, le plus beau film de Warren Beatty, "Thema" regarde 1917 avec les yeux de ce héros magnifique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dix_jours_qui_ébranlèrent_le_monde

Reds
(Etats-Unis, 1982, 187mn, VF)
ARTE / RBB
Réalisateur : Warren Beatty
Scénariste : Warren Beatty, Trevor Griffiths
Image : Vittorio Storaro
Musique : Stephen Sondheim
Avec : Diane Keaton, Edward Herrmann, Henry Miller, Jack Nicholson, Jerzy Kosinski, Maureen Stapleton, Paul Sorvino, Warren Betty





À travers l'histoire d'amour du journaliste John Reed et de la féministe Louise Bryant, témoins actifs de la révolution russe, Warren Beatty met en scène une irrésistible épopée romantique. Un film habité, qui a valeur d'hommage à la gauche américaine oubliée de l'époque.

Jeune journaliste et écrivain dont la plume embrase les colonnes de la revue The masses, John "Jack" Reed dénonce la guerre impérialiste de 14-18, dans un club libéral de Portland, quand il croise Louise Bryant, féministe fantasque qui s'ennuie au bras de son mari dentiste. C'est le début d'une folle histoire d'amour qui conduit le couple à fréquenter les cercles bohèmes de Greenwich Village, à New York. Louise, souffrant de la notoriété et de l'activisme de son amant, s'éprend bientôt du dramaturge Eugene O'Neill. Plusieurs années après, alors qu'ils sont de nouveau séparés, Jack, communiste ardent, la convainc de l'accompagner à Saint-Pétersbourg, où ils vont être les témoins privilégiés de la révolution d'Octobre...

Mémoire qui flanche et langue bien pendue
Si l'histoire d'amour de Jack et Louise emporte le film dans un irrésistible tourbillon romanesque, pimenté par la trouble élégance de Jack Nicholson/Eugene O'Neill, la révolution russe n'est que le théâtre dramatique qui charrie leur destin. Car Reds, inspiré de la vie de John Reed, est traversé de bout en bout par un souffle épique, dans la tradition des plus belles productions hollywoodiennes. Mais la puissance du film et son charme insolite résident davantage encore dans la galerie improbable de témoignages, célèbres (Henry Miller) ou anonymes, qui émaillent le récit. Pour aligner ces vétérans hilarants, à la mémoire qui flanche mais à la langue bien pendue, un appel avait été lancé dans tout le pays. Une lueur documentaire qui éclaire de l'intérieur l'époque et le duo Diane Keaton/Warren Beatty. Il a sans doute fallu toute la force de persuasion du cinéaste-acteur pour convaincre la Paramount des années Reagan de financer un film qui se voulait aussi un vibrant hommage à la gauche américaine des années 1915-1920 et à ses figures (Emma Goldman, Max Eastman...). "Ce qui m'intéressait le plus chez John Reed, précise Warren Beatty, c'était ce tiraillement entre l'art et la politique." Il signe un portrait habité de l'auteur de Dix jours qui ébranlèrent le monde, seul Américain à être inhumé sur la place Rouge, dans la nécropole du Kremlin.


http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/thema/Tous-les-dossiers/1732694.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Reds

Voilà un film à voir sur la vie d'un des plus célebres journalistes de la révolution russe: John reed

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Silas_Reed

http://www.marxists.org/francais/bios/reed.htm

Et sur sa relation avec sa femme, la journaliste et écrivain Louise Bryant

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Bryant

Sur fond de société américaine d'avant 1914 puis pendant la "grande guerre", on découvre véritablement une amérique différente, socialement et politiquement.
On suit avec John reed,les personnages bigarrés de la gauche radicale de l'époque: Max eastman, eugene o neil, emma goldman, l'anarchiste...
Et on découvre un peu la révolution russe , ses espoirs, ses désillusions, ses obstacles et les envolées lyriques...


Dernière édition par Jefkey le Ven 16 Mai - 18:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 18:02

Par M. Merlevede, le 29 avril 2008 à 22:29

Voici le fameux film d'EISENSTEIN: [b]Octobre (fait en 1927)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergueï_Eisenstein

http://www.cof.ens.fr/cineclub/synopsis/synopsis_octobre.htm






Comment Staline effaça la mémoire


http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Image-du-mois/Damnatio-memoriae/1015862.html

D comme « damnatio memoriae »













Le 5 mai 1920 Lénine tient un discours sur la place Swerdlow à Moscou devant des unités de l'armée rouge. Un photographe inconnu réalisa ce cliché, sur lequel nous apercevons Trotzki et Kamenew sur les escaliers de l'estrade.












Dans des versions ultérieures ce cliché n'apparaîtra plus que sous sa forme retouchée. Trotzki et Kamenew ont été remplacé par cinq marches en bois.


Dès l’Antiquité, le pouvoir politique est représenté en images. Les pièces de monnaie portent l’effigie du dirigeant politique, les statues servent à glorifier l’empereur. Sous l’Empire romain, la destruction d’insignes du pouvoir est déjà l’expression d’une hostilité à l’ordre politique en place. Il arrive souvent, comme Tacite l’a raconté qu’une révolte commence par la mise à bas des images de l’empereur, les « imagines principis ». Le droit romain prévoit en outre que le Sénat a la faculté de « diviniser » un dirigeant de façon posthume ou de le supprimer de la mémoire collective. Le terme juridique correspondant à cette action est « memoria damnata » – le souvenir d’un empereur suspecté de tyrannie est effacé, et rien de lui ne doit passer à la postérité.

Les études de l’histoire romaine ne permettent pas de préciser exactement si cette interdiction s’applique aussi à des personnages encore vivants. La plupart des spécialistes de l’Antiquité sont d’avis que seuls les noms des morts étaient effacés. Certains n’excluent cependant pas qu’une « memoria damnata » puisse être prononcée du vivant d’un banni. L’expression « damnatio memoriae » est d’origine contemporaine. On sait également que « l’abolition du souvenir » de l’action politique de personnes qui pensent différemment ou qui sont tombées en disgrâce est une pratique courante dans les régimes totalitaires de notre siècle. C’est ainsi que la déstalinisation intervenue après la mort de Staline a pour objectif d’effacer son souvenir . L’un des exemples les plus connus de « damnatio memoriae » du vivant d’un personnage est le personnage de Trotski.

Leo Davidovitch Bronstein – connu sous le nom de Trotski – n’est plus représenté nulle part. L’exemple le plus frappant de cet effacement est une photographie prise sur la place Sverdlov de Moscou, située devant le théâtre du Bolchoï. Elle montre des unités de l’Armée rouge rassemblées le 5 mai 1920. Au milieu de la place se trouve une estrade de bois, sur laquelle Vladimir Illich Lénine prononce un discours avant que les troupes ne marchent contre l’armée du maréchal polonais Josef Klemens Pilsudski. La Russie révolutionnaire est en guerre, les forces de Pilsudski sont entrées peu de temps avant en Ukraine. G.P. Goldstein photographie l’assemblée. Le cliché montre Trotski et Leo Borissovitch Kamenev sur les escaliers de l’estrade, pendant que Lénine, qui a adopté la pose qu’il affectionne quand il prononce un discours, essaie de galvaniser les troupes hétéroclites qui se trouvent devant lui. Au cours des années qui suivent, cette photo devient une véritable icône en Union soviétique, et continue d’être largement diffusée sous forme de tirage et de carte postale.

Un photographe inconnu prend une photo quasiment identique, qui montre Trotski et Kamenev de profil, quelques secondes après Goldstein. Elle sera également reproduite et diffusée en très grandes quantités. La version originale paraît pour la dernière fois en 1927 à l’occasion du dixième anniversaire de la révolution russe, lorsqu’elle est utilisée pour une carte postale avant-gardiste. Seule la photo retouchée sera utilisée ultérieurement. Un retoucheur remplace Trotski et Kamenev par cinq marches en bois. Dans l’histoire de la photographie, cette intervention est célèbre non seulement en raison des circonstances qui ont entouré la prise du cliché, mais également parce que la disparition de Trotski sur le cliché augure du futur destin de l’ancien compagnon de route de Lénine. Dès novembre 1927, il est exclu du Comité central par la direction du parti communiste. En 1929, il est expulsé d’URSS sous le prétexte « d’activités antirévolutionnaires ». Il passe le reste de son existence en exil, jusqu’à son assassinat par un agent de Staline le 20 août 1940 à Mexico.

Pour maintenir sa domination, Staline doit impérativement effacer le souvenir du rôle politique joué par Trotski. Les objectifs politiques de ce dernier, sa théorie de « révolution permanente » qui part de Russie pour s’étendre à d’autres pays, contredisent les intentions du Géorgien. Staline formule un programme de « construction du socialisme dans un pays », qui débouchera plus tard sur les excès de la collectivisation forcée des exploitations agricoles privées. Dans les années 1920, Staline, qui est secrétaire général du parti communiste, réussit à étendre systématiquement son pouvoir et à marginaliser politiquement ses adversaires. Trotski reste pourtant dans la mémoire collective comme l’un des personnages clés de la révolution d’octobre. Il a organisé l’Armée rouge, apportant ainsi une contribution décisive à la victoire des Bolcheviques dans la guerre civile. De nombreuses photographies attestent du rôle central joué par Trotski après la chute de la dynastie des tsars, et des liens étroits qu’il entretenait avec Lénine. Les deux clichés du 5 mai 1920 transforment l’action commune de la vieille garde bolchevique en mythe révolutionnaire. C’est pour cela que la photo a été retouchée : sa destruction signifiait la renonciation à l’un des documents photographiques les plus efficaces dans les premières années qui suivent la révolution d’octobre. Staline ne veut pas seulement entretenir le souvenir de cette époque, il veut faire partie de cette mémoire. Il s’approprie pour ce faire un rôle qui va bien au-delà de son importance historique, et qu’il ne peut jouer que si l’existence historique et politique de Trotski est effacée des mémoires des citoyens soviétiques.

En collaboration avec la maison de l'histoire à Bonn autour de l'exposition "Les images trompeuses".
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 18:08

Par M. Merlevede, le 29 avril 2008 à 22:39

Trotski, la fabrique de l’ennemi public numéro 1

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie_2F-URSS--avec-Jean-Jacques-Marie/1060088.html

Le texte ci-dessous est le point de vue de Jean-Jacques Marie sur l'histoire contemporaine de la Russie. En écoutant l'entretien vidéo vous pourrez approfondir le sujet.


Jean-Jacques Marie, agrégé de Lettres Classiques, est l’un des meilleurs spécialistes sur l’URSS. Auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire de l’Union soviétique, comme Derniers complots de Staline (Complexe), Des Peuples déportés d'Union soviétique (Complexe) et de deux magistrales biographies, l’une sur Staline (Fayard) et l’autre sur Lénine (Balland). Il a également publié Le trotskisme et les trotskistes (Armand Colin) et vient de publier Cronstadt (Fayard) et La Guerre Civile Russe (Editions Autrement). Enfin, Trotski : le révolutionnaire sans frontières sera publié chez Payot en janvier 2006.

>> Vers l'entretien en vidéo.


Dans son numéro des 30-31 juillet 2005, Le Financial Times qualifie Trotski de « monstre moral (…) assassin de masse, qui a voulu asservir le monde d’un seul coup et à jamais, au lieu de le faire morceau par morceau comme Staline. », pire donc que ce dernier ! Le numéro d’octobre du mensuel TGV distribué gratuitement aux voyageurs du train rapide comporte un article délirant sur Trotski, présenté comme un tueur sanguinaire qui faisait fusiller d’innocentes victimes sur le ballast même de son train blindé, ce qui lui permettait de mieux dormir. Anne Applebaum fait impunément de Trotski (pardon, « Herr Trotski » selon son expression !) le fondateur du Goulag, bien que le texte du décret qu’elle cite démente sa propre affirmation.

Cette haine sans frontières ni limites ne peut s’expliquer par des raisons purement historiques. Anne Applebaum en donne une brève illustration lorsqu’elle évoque parmi les conséquences de la révolution d’Octobre : « le vol était glorifié sous couvert de nationalisation ». On croirait du Georges Bush tout cru ! L’expérience récente de la Russie tendrait plutôt à prouver que le vol, c’est la dénationalisation ou la privatisation !

De nombreux personnages historiques, comme Napoléon, ont suscité une haine qui s’est éteinte au fil des ans. D’autres en revanche, comme Robespierre et les Jacobins, sont toujours poursuivis par une vindicte tenace. Les partisans de l’ Union Européenne et de la dislocation des Etats-nations en une mosaïque de régions s’attachent en France à dénoncer et démolir leur héritage politique qui fait obstacle à cet émiettement ; ils caricaturent les Jacobins déguisés en maniaques sanglants de la guillotine et en inventeurs paranoïaques de complots fantasmatiques.


Trotski et les Trotskistes subissent, décuplé, un sort similaire. Un journaliste écrit ainsi en 2002 : lorsque la théorie de la "révolution permanente" de Trotski « inspire ceux qui tiennent les commandes de l'Etat, la folie n'a plus de limite". D’ailleurs, les disciples de Trotski utilisent "la ruse comme le terrorisme, la manipulation ou l'infiltration, le complot et la guérilla".

Pourquoi le fantôme de Trotski hante-t-il tant d’esprits? Hier l’acharnement contre lui visait le représentant de la révolution Russe. Staline a traqué en lui ce même héritage, l’analyse du stalinisme et de sa bureaucratie parasitaire ainsi que la volonté de construire une nouvelle Internationale continuatrice des trois premières après la faillite de la troisième. Si l’acharnement et la caricature se perpétuent, c’est que la période historique ouverte par la révolution d’Octobre 1917 n’est pas close…

Reprenant une phrase de la révolutionnaire allemande assassinée, Rosa Luxemburg, le manifeste de fondation de l’Internationale communiste, rédigé par Trotski, affirmait : l’humanité se trouve placée devant l’alternative : « socialisme ou barbarie ». Le stade impérialiste du capitalisme, aujourd’hui évoqué par les mots asexués de « globalisation » ou « mondialisation », signifie que ce dernier, jadis moteur du développement des forces productives, est devenu, en se survivant, facteur de régression et de destruction. La domination du capital financier annonce une crise mortelle du capitalisme. Il se survit en organisant la désindustrialisation et en remplaçant l’industrie par des activités parasitaires : l’économie de la drogue qui brasse plus de 600 milliards de dollars par an et détruit des millions d’êtres ou le marché de la prostitution qui en brasse autant, de la production des divers narcotiques religieux aux secteurs en expansion permanente dits de « services », qui produisent et vendent du vent. Sous l’impulsion du FMI et de l’Union Européenne, le désengagement systématique de l’Etat livre des secteurs entiers et vitaux de l’existence aux appétits insatiables et destructeurs du privé. Le maintien de la propriété privée mène la civilisation à sa ruine si la classe des producteurs, c’est à dire la classe ouvrière, ne la renverse pas. C’est ce que disait Marx avant–hier, Jaurès hier et c’est ce que disent encore aujourd’hui Trotski et ses héritiers authentiques.



Le capitalisme contemporain accuse les traits de putréfaction que soulignait Trotski : la baisse systématique du coût du travail, orchestrée par le capital pour dégager le profit le plus élevé possible, maintient ou plonge dans la pauvreté des masses énormes d’êtres humains, qui ne peuvent à peu près rien acheter ; vu cette sous-consommation, une masse de marchandises ne peuvent trouver preneur : le capital tente d’enrayer cette crise en liquidant des secteurs industriels et en développant l’industrie d’armement ; mais les armes elles mêmes doivent être écoulées et vendues et donc utilisées pour renouveler le marché. Là est le fondement de la politique belliciste des Etats-Unis, dont le président n’est que l’incarnation de cette nécessité organique du capital. La crise permanente de surproduction produit un excès croissant de liquidités financières dans l’impossibilité de s’investir faute de débouchés rentables, qui exigeraient un élargissement du marché de consommation et donc une élévation du prix du travail. Ces capitaux volatiles, faute de produire des marchandises, se réfugient dans la spéculation, créant une bulle financière dont l’éclatement est aussi inéluctable que ses délais sont imprévisibles. Selon le rapport des forces humaines organisées, cet éclatement peut engendrer la guerre ou la révolution ou l’une et l’autre, engloutir la civilisation humaine ou la sauver. La haine de Trotski n’est que le revers de l’actualité de sa pensée et de son héritage.

Jean-Jacques Marie, décembre 2005.
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 18:16

Par M. Merlevede, le 29 avril 2008 à 22:41

Trotski, la fabrique de l’ennemi public numéro 1

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie_2F-URSS--avec-Jean-Jacques-Marie/1060084.html


Entretien vidéo exclusif.



Jean-Jacques Marie, agrégé de Lettres Classiques, est l’un des meilleurs
spécialistes sur l'URSS. Auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire de l’Union soviétique, comme Derniers complots de Staline (Complexe), Des Peuples déportés d'Union soviétique (Complexe) et de deux magistrales biographies, l’une sur Staline (Fayard) et l’autre sur Lénine (Balland). Il a également publié Le trotskisme et les trotskistes (Armand Colin) et vient de publier Cronstadt (Fayard) et La Guerre Civile Russe (Editions Autrement). Enfin, Trotski : le révolutionnaire sans frontières sera publié chez Payot en janvier 2006.


Question 1
Nous sommes curieux de connaître le chemin intellectuel, le parcours universitaire que vous avez emprunté pour arriver en URSS/Russie et quels sont au commencement vos axes de recherche ?
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Question 2
On commémore le 65eme anniversaire de l’assassinat de Léon Trotsky. qui a été expulsé, escamoté de l’histoire soviétique et il n’a pas été le seul. A bien des égards, il a été l’un des plus grands tabous historiques. Où en est aujourd’hui le tabou Trotsky en Russie ?
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Question 3
L’insurrection de Kronstadt contre l’autocratie du parti bolchevik a été l’objet d’un important conflit d’interprétation et de controverses entre les historiens. Vous venez de publier un livre sur cette histoire, quelle analyse faites-vous ?
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Question 4
Pendant le long règne de Staline, quel regard portez-vous sur cette « histoire sous surveillance » ?
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Question 5
L’antisémitisme de Staline est-il un fait historique partagé par tous ? Pensez-vous qu’il existe une permanence de cet antisémitisme ?
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Question 6
Aujourd’hui la vérité sur « les procès de Moscou » fait-elle encore débat ?
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Question 7
Concernant le pacte Ribbentrop-Molotov de 1939, pouvez-vous nous dire si vous estimez qu’il y a encore des silences, des non-dits autour de ce pacte avec le diable ?
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Question 8
Pouvez-vous nous raconter l’historiographie du tabou « Katyn » ?
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Question 9
La violence exercée par Staline sur plusieurs nations et peuples est-elle considérée aujourd’hui comme un fait digne de mémoire ? Sont-ils encore des tabous officiels ?
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Question 10
Nikita Khrouchtchev est-il encore un sujet tabou ? Quelle place tient-il dans la mémoire collective russe ?
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 18:19

Par M. Merlevede, le 29 avril 2008 à 22:42




Question 11
Concernant la mémoire du goulag et des zeks est-elle encore un sujet tabou ?
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Question 12
Y a-t-il des lieux de mémoire qui disparaissent ou qui révèlent des silences, des controverses, des polémiques ?
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Question 13
La description de Staline comme une figure positive ne pèse-t-elle pas lourdement sur l'évolution politique du pays ? Où en est la mémoire officielle ?
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Question 14
Pouvez-vous nous dire quel rapport Poutine entretien avec l’Histoire ?
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Question 15
Avec la guerre en Tchétchénie, le Kremlin ne cherche-t-il pas à renforcer sa légitimité politique en manipulant la flamme patriotique, nationaliste ?
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Question 16
Les médias peuvent-ils jouer un rôle dans une réflexion collective sur l’Histoire ?
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Question 17
Pensez-vous que les historiens russes soient toujours sous surveillance ? Comment va la profession d’historien en Russie ? L’histoire de l’URSS est-elle toujours sur l’établi des historiens ?
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Question 18
Concernant l’accès aux fameuses archives, les historiens peuvent-ils encore y accéder ?
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Question 19
A votre connaissance, y a-t-il des dates qui révèlent des controverses, des polémiques ?
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Question 20
Et aujourd’hui, quel est pour vous le principal silence, non-dit dans l’histoire soviétique ?
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  • Liens éditeurs

Les éditons Autrement
Les éditions Fayard
Les éditions Complexe

Entretien réalisé en décembre 2005 par Joseph Agnès, historien et réalisateur, collaborateur d'ARTE France. Caméra et montage: Dorota Kuzmicka

Merci au CERMTRI de nous avoir accueilli pour cet entretien.
Le CEMRTRI est une association régie par la loi de 1901, ayant pour but de constituer un fonds d'archives mis à la disposition des militants, historiens et chercheurs. (28 rue des Petites-Ecuries, 75010 Paris,
Tél. : 01 44 83 00 00)
Email : cermtri@wanadoo.fr
http://perso.wanadoo.fr/cermtri
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 18:22

Par M. Merlevede, le 29 avril 2008 à 22:58

De la dictature stalinienne au nationalisme poutinien


http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie-sovietique--avec-Sabine-Dullin/1758454.html




SABINE DULLIN : EXTRAITS DE L'ENTRETIEN

Carole Trébor : Pourquoi avez-vous eu envie de faire de l’histoire de l’URSS ?
Sabine Dullin: J’étais fascinée par la Révolution Russe pour des raisons politiques, j’ai donc fait ma maîtrise d’histoire sur la Russie. J’ai commencé à apprendre le russe et je suis partie en stage linguistique à Moscou pendant l’été 1988. C’était un moment exaltant d’ouverture, même si la vie quotidienne était dure. L’ouverture des archives était extraordinaire pour les historiens qui pouvaient découvrir le continent des archives russes inaccessibles auparavant.

Vous avez appris le russe en travaillant dans les archives ?
J’ai commencé en recopiant les documents du Ministère des Affaires Extérieures ; et mes amis russes se moquaient de mes tournures de phrases, qui ressemblaient à celles des fonctionnaires soviétiques des années 1930 ! L’accès aux archives était compliqué, l’ouverture était très récente. Il n’y avait jamais eu d’étrangers dans les archives : il n’y avait pas de salle de lecture, seulement un petit cabinet à côté de la pièce du directeur où venaient d’habitude des académiciens soviétiques et des pays de l’Est : une petite Française qui débarquait pour voir des documents sur les diplomates soviétiques des années 1930, c’était plutôt incongru ! On nous distribuait un cahier où on devait recopier les documents, le cahier restait dans une petite armoire en fer avec les dossiers consultés, et quand il était rempli, les fonctionnaires vérifiaient s’il ne contenait pas des secrets « à risque » et validaient par un tampon permettant la sortie du cahier.

Vous avez eu l’intelligence d’aller dans les archives au début des années 1990 : l’ouverture des archives concernait-elle tous les documents ?
Le moment de grande ouverture des archives, c’est en 1992 et j’ai vu arriver dans les archives du PCUS les historiens occidentaux. Les documents devaient être regardés avant d’être donnés. Je me souviens d’avoir dû attendre pour des dossiers personnels de diplomates arrêtés pendant les purges de 1937, parce que les dossiers personnels, avec leurs biographies et leurs caractéristiques, contenaient aussi des lettres de dénonciation de collègues et de gens proches parfois vivants : des pages étaient alors retirées du dossier. Plus tard, dans les années 1990, les archivistes donnaient des dossiers avec des enveloppes scellées contenant les documents qu’on ne pouvait pas regarder. Tout dépendait des fonds d’archives : les archives de l’Etat et du Parti étaient plus ouvertes. Les archives de la Défense et du KGB étaient fermées, et les archives diplomatiques ont toujours été difficiles d’accès. A la fin des années 1990, on constate un début de durcissement des règles et même une re-fermeture de certains fonds d’archives.

Y a-t-il des thèmes précis plus censurés que d’autres dans les archives ?
Quand on travaille sur les frontières par exemple, on aimerait avoir accès aux archives des gardes frontières, mais elles dépendent de l’ancien KGB et sont donc impossibles à voir. Et pour les archives diplomatiques, je me suis retrouvée dans la situation absurde de ne plus avoir accès aux archives du ministère des Affaires extérieures, là même où j’avais pu travailler pendant des années, parce que mon nouveau sujet de recherche est considéré comme gênant. En fait, ils refusent de me donner tout ce qui concerne les questions territoriales et de négociation de la ligne frontière entre l’URSS et les pays voisins.

Qu’est-ce qui leur fait peur ?
Ils ont peur de l’utilisation de ces données par des Polonais, des Finlandais ou des Baltes qui pourraient réclamer quelque chose, et remettre en cause la ligne frontière : ce qui est totalement absurde parce que dans les faits, en Europe et même partout dans le monde, il est très rare qu’on remette en cause les lignes frontalières.



Je me demande comment les tabous ont été mis en place pendant la période soviétique ?
Il y a d’abord l’idée du mensonge d’Etat qui se caractérise par des moments où le pouvoir nie l’événement au moment même de l’événement parce qu’il ne rentre pas dans les principes mis en avant par le régime ou qu’ils gênent la propagande de l’idéologie officielle. Par exemple, la famine de 1933, qui a touché l’Ukraine, le Kazakhstan et la Russie, et fait 6 millions de morts, est un événement qui a été immédiatement nié par le pouvoir. Or la famine de 1921 avait été non seulement médiatisée, mais Lénine avait même réclamé une aide internationale. En 1933, il y a une volonté de mettre sous silence cette famine qui risquerait d’aller à l’encontre de la propagande sur le succès du plan quinquennal mis en place en 1929 par Staline. Le mensonge d’Etat a été aidé par un silence à l’étranger : pour des raisons géopolitiques de lutte contre le nazisme, les Occidentaux préféraient ne pas se fâcher avec l’URSS. Edouard Herriot, radical français en voyage en Ukraine en 1933, n’a rien vu de la famine… Il existe aussi des tabous partagés par la population et l’Etat : les violences des soldats soviétiques à l’encontre des populations libérées dans l’Europe de l’après-guerre par exemple. La population ne veut pas entendre non plus tout ce qui concerne la collaboration avec la police politique, notamment lorsqu’elle concerne des institutions importantes en Russie actuelle comme l’Eglise. Ce thème de la collaboration est beaucoup plus tabou en Russie que dans les autres pays de l’Est.

Est-ce que vous pouvez faire un panorama des étapes dans la levée de tabous en Russie de 1953 à nos jours ?
La première période de levée de tabous a lieu sous Khrouchtchev, lors du 20ème Congrès de 1956. Elle concerne la personne de Staline. Il s’agit alors de montrer que les déviations du régime communiste sont liées à la personnalité de Staline. On dénonce le culte de la personnalité et on lève le silence sur des documents cachés : comme le testament de Lénine qui contient une série de notes dictées par Lénine avant sa mort où il dit que Staline est un homme brutal, dangereux, et qu’il faut le démettre de son poste de secrétaire général.
Il y a aussi un début de levée du tabou sur le goulag, la torture et les victimes du stalinisme de la deuxième partie des années 1930 - des victimes communistes avec la réhabilitation de certains personnages comme Boukharine. Trotski n’est pas réhabilité. La deuxième étape commence à la fin des années 1980 et se poursuit au début des années 1990. Le moment essentiel se situe autour des années 1988-1990, au moment où se crée l’association Mémorial, qui vise à faire connaître l’histoire de la période stalinienne et à créer des monuments en la mémoire des victimes du stalinisme. En particulier, en 1990, Gorbatchev reconnaît officiellement pour la première fois l’existence des protocoles secrets du pacte germano-soviétique, qui étaient occultés depuis 1939 car ils divisaient en deux zones d’influence l’Europe de l’Est entre Hitler et Staline. Ce caractère impérialiste des protocoles est considéré comme une transgression par rapport aux principes mêmes du communisme et du stalinisme et donc est nié jusqu’alors, même si leur contenu est connu en Occident dès 1945. Gorbatchev les reconnaît suite à une campagne dans les Pays Baltes en 1989.
Un autre tabou est levé en 1990 sur le massacre de Katyn - 22.000 officiers Polonais assassinés par le NKVD en 1940 selon un oukaz (ordre) signé par Béria et Staline. Cet oukaz est donné aux Polonais par Eltsine en 1992 afin d’affirmer la culpabilité des Soviétiques dans ce massacre imputé jusqu’alors aux nazis (par les Soviétiques).
Le travail des historiens se développe à partir de la fin des années 1980 avec l’exhumation d’archives. Par exemple, les historiens découvrent dans les années 1990 des ordres secrets signés par Iejov et Staline montrant que la grande Terreur des purges en 1937-1938 est une répression massive à l’égard de la population (ex koulaks, minorités nationales) et ne concerne pas seulement les cadres communistes. Cette réalité était mise sous silence dans l’historiographie, qui suivait jusqu’aux années 1990, la vision mise en place par Krouchtchev, présentant une Terreur s’attaquant seulement aux cadres communistes et aux compagnons de Lénine. Finalement les grands procès de Moscou ont souvent servi « d’événement écran » afin de cacher la réalité de la grande Terreur (selon Nicolas Werth).
Bien sûr, le personnage de Lénine est aussi un tabou : figure emblématique et intouchable, inverse de celle de Trotski qui a disparu de tous documents, Lénine est omniprésent mais montré de manière sacralisée. A la fin des années 1980 et au début des années 1990, on montre des photos de Lénine malade - ce qui le rend humain et va à l’encontre de toute l’iconographie qui avait été celle de Lénine jusque là : c’est la levée d’un tabou.

Pouvez-vous montrer la complexité de la levée des tabous en Russie à travers l’exemple de la Seconde Guerre mondiale ?
La Seconde Guerre mondiale reste une période sacrée dans la Russie actuelle, et donc il reste des tabous à lever - comme la collaboration des populations russes. Des travaux existent sur la collaboration des Ukrainiens et des Baltes, mais pas sur les Russes. La question des viols est connue en Occident, pas en Russie où l’on assiste à un refus d’intégrer la complexité de la Guerre et à une volonté d’occulter les différents rôles des nations à l’intérieur de cette Guerre qui doit rester une guerre russe.

Y a-t-il des historiens pour aller percer le secret aujourd’hui ?
Eux-mêmes sont en but à des problèmes pour accéder à certaines archives, même si parfois ils ont un accès plus facile que des étrangers aujourd’hui.

On revient à une période de retour en force des tabous que s’autorise l’Etat, que les populations acceptent, ce qui peut paraître un peu inquiétant ?
L’année dernière, il y a eu une crispation très forte entre les Pays Baltes et la Russie sur la célébration de la victoire, comme si le pacte germano-soviétique et la collaboration étaient de nouveau passés sous silence par l’Etat russe. Poutine met en place une version simpliste de la Seconde Guerre, axée sur la lutte anti-fasciste et la libération des territoires. L’autre exemple, c’est la discussion sur la publication d’un manuel d’histoire qui viserait à expliquer aux enseignants ce qu’ils doivent enseigner en histoire. Ce diktat idéologique dans l’apprentissage de l’histoire rappelle les manuels des années 1930 et fait très peur aux historiens russes.


Les enseignants sont-ils obligés d’utiliser ce manuel ?
Heureusement pas encore. Il s’agit d’un manuel qui va avoir l’aval du Ministère de l’Enseignement, même si aucun historien n’a participé à sa rédaction. Et ce manuel indiquera le bon chemin aux enseignants. Les ouvrages scolaires utilisés aujourd’hui par les enseignants, rédigés dans les années précédentes, sont dénoncés par le ministère parce qu’écrits « avec l’aide de bourses étrangères ». L’Etat leur jette l’opprobre car ils ne sont pas « 100% national ». On assiste donc à une volonté de montrer à travers l’histoire soviétique la grande continué de la puissance russe.

Que devient la figure de Staline dans cette nouvelle période ?
On interprète de manière très négative la période krouchtchevienne, qui serait remplie d’insécurité totale avec tous les réhabilités qui rentrent des camps etc… La période de Gorbatchev est présentée comme une période de crise absolue. En revanche, ce qui est montré positivement, c’est la période stalinienne - pas de chômage, grosses constructions industrielles. Dans le contexte poutinien, l’image de Staline est modernisée et il est valorisé en tant que « manager efficace ». Il faut faire attention, cette réécriture de l’histoire « russo-centrée » n’est pas suivie par la plupart des historiens russes.

Il existe une grande disparité aujourd’hui entre les historiens scientifiques, intégrés dans la communauté internationale et un Etat qui en revient à une vision idéologique de l’histoire. Et la population, où se situe-t-elle ?
Pour l’instant, Poutine est populaire. Dans les librairies, vous voyez des énormes rayons d’histoires militaires qui mettent en avant la puissance et l’Empire russe et sont des best-sellers. Les travaux scientifiques sont édités à petits tirages et lus dans des petits milieux. La Russie a un véritable problème d’identité qui entraîne une crispation sur des réflexes xénophobes et nationalistes très forts. La presse antisémite et xénophobe anti-caucasienne pose un énorme problème. La Russie manque de tabous, parce que la liberté devient nuisible si elle appelle aux massacres. Un exemple, que j’ai lu dans la presse récemment, montre cette confusion identitaire chez les Russes : d’un côté, on parle de sortir Lénine du mausolée, de l’autre côté, on évoque la réhabilitation du Tsar, et enfin on envisage la réhabilitation de Trotsky… Tout ça avec une note d’humour du directeur de Mémorial qui demande qu’on ne privatise pas le mausolée…

Entretien réalisé en novembre 2007 par Carole Trébor, historienne et journaliste, collaboratrice d'ARTE France.
Cadre: Nicolas Psaume
Montage: Carole Trébor
Musique: Philippe Mandel
Chef de projet: Sascha Hartmann
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 18:30

Par M. Merlevede, le 29 avril 2008 à 23:00

Ajouté par Jefkey : Bon, les liens sont foireux, alors allez plutôt sur le site : http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie-sovietique--avec-Sabine-Dullin/1758454.html


De la dictature stalinienne au nationalisme poutinien



Nous vous proposons un entretien exclusif en vidéo avec Sabine Dullin et des extraits écrits de l'entretien.





L'ENTRETIEN VIDEO EN INTEGRALITE

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie-sovietique--avec-Sabine-Dullin/1758454.html


L'ENTRETIEN VIDEO EN TROIS PARTIES

Partie 1

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie-sovietique--avec-Sabine-Dullin/1758454.html




Partie 2

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie-sovietique--avec-Sabine-Dullin/1758454.html

Partie 3

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/histoire/Tabous-de-l-histoire/Russie-sovietique--avec-Sabine-Dullin/1758454.html


Sabine Dullin est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne au Centre de recherches en histoire des slaves (CRHS)
et membre junior de l’Institut universitaire de France, elle est
chercheur de l’UMR Identités, relations internationales et
civilisations de l’Europe (IRICE) et chercheur associée au Centre d’études des mondes russe, caucasien et est-européen (CERCEC).

Elle est l’auteur de nombreuses publications, notamment Des hommes d’influences. Les ambassadeurs de Staline en Europe, 1930-1939 (Payot, 2001), Histoire de l’URSS, 1917-1991 (La Découverte, collection Repères, 2003) et elle a dirigé en collaboration avec Sophie Cœuré, Frontières du communisme. Mythologies et et réalités de la division de l’Europe, de la révolution d’Octobre au mur de Berlin (La Découverte, 2007).
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Ven 16 Mai - 18:41

Par M. Merlevede, le 2 mai 2008 à 12:08

Octobre 1917 à l’épreuve de l’histoire

«Les crimes du communisme », titre le numéro spécial de la revue «Historia ». Quatre-vingt-dix ans après la prise du Palais d’hiver, c’est comme si l’expérience sociale engagée alors se réduisait au stalinisme et au goulag. Loin de cette vision unilatérale, l’historien Moshe Lewin resitue le communisme soviétique dans l’histoire de la Russie et réfléchit aux leçons qu’on peut en tirer. Sur l’essor et le déclin des systèmes politiques en général, et en particulier pour ceux qui se réclament du socialisme.
Par Moshe Lewin


A lire ici:

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/11/LEWIN/15298

Très bon article avec un des meilleurs spécialistes du sujet !
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Révolutions russes / Histoire de la Russie   Sam 31 Mai - 0:11

La foi du siècle

Part 1: L'utopie au pouvoir ( 1917-1923)



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