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 [HISTOIRE] Le colonialisme

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Jef
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MessageSujet: [HISTOIRE] Le colonialisme   Ven 16 Mai - 17:33

Par M. Merlevede, le 2 avril 2008 à 21:09



Allez
un petit doc censuré à l'époque sur le colonialisme...très critiquable,
c'est de la propagande anticoloniale mais très percutant:



Biographie sur le net:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Vautier

http://www2.cfwb.be/aV/ARCHIVE/Filmer%2098/produc/pg016.htm


Dernière édition par Jefkey le Ven 16 Mai - 17:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Le colonialisme   Ven 16 Mai - 17:35

Par M. Merlevede, le 5 avril 2008 à 00:44

la culture coloniale sous la III é république...
La propagande...l'héritage du passé

Entretien avec pascal blanchard




De l'indigène à l'immigré...Nos stéréotypes... :





Paris couleurs, un siècle d’immigration en images
Un film de Pascal Blanchard et Éric Deroo
Documentaire réalisé par Pascal Blanchard et Erid Deroo
Raconté par André Dussolier.

http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_film&no=1023

Des premiers figurants des " zoos humains " sous la Tour Eiffel aux braves tirailleurs venus combattre pour une improbable mère patrie, des dociles indigènes des colonies bientôt " travailleurs immigrés " aux souverains triomphants et aux exilés pourchassés, du Péril jaune de 1900 au mythe " black blanc beur " de 1998, des centaines de milliers de migrants venus des outre mers ont fait Paris. Ce film raconte leur histoire, notre histoire, et propose un autre regard sur ce passé, en grande partie colonial, qui semble aujourd¹hui faire débat en France.

Paris, la ville des Lumières, des libertés et des révolutions fut, aussi, pendant un siècle la capitale du deuxième empire colonial au monde. Au moment où l'exigence d¹une mémoire et d'une histoire n'a jamais été aussi forte chez les " enfants de la colonisation ", ce film est un voyage, sur près d'un siècle, dans les images oubliées ou inconnues de ces différentes présences dans la ville. Une histoire inaudible jusqu'alors, qui concerne pourtant près de neuf millions de personnes qui ont un ancêtre né dans les outre mers et qui concerne, aussi, l'ensemble des Français, puisqu'elle s'inscrit pleinement dans notre destin collectif.

Le film " Paris Couleurs ", entièrement construit à partir d¹archives filmées, avec un commentaire d'André Dussolier, raconte de quelle façon ces migrants ont été vus, perçus et montrés par les actualités cinématographiques puis télévisées, à travers le siècle. Oscillant entre curiosité, attrait pour l'exotisme, paternalisme, condescendance ou fascination, ces images, pour la plupart inédites à la télévision, nous montrent comment l'autre " exotique " est entré dans notre quotidien national.
C'est aussi une longue histoire du stéréotype qui se révèle ici. On passe, génération après génération, du sauvage à l'indigène, du rebelle au travailleur immigré, du sans-papiers au sauvageonŠ. Les " Asiatiques " se résument souvent à des " commerçants invisibles et travailleurs ", les " Maghrébins " sont réduits aux caricatures du " fanatique musulman " ou du " voleur " et les " Africains " sont condamnés à rejouer en permanence le rôle du " Banania sportif et souriant ". Mais, tous ces stéréotypes ont une origine et reposent sur un imaginaire dont se sont imprégnées plusieurs générations de spectateurs. Loin d'en faire des " victimes de l'histoire ", ou de flageller la France pour ce passé qui semble " ne pas passer ", ce film souhaite montrer les liens profonds, et donc les ambiguïtés, qui lient histoire coloniale et histoire de l'immigration, dans une ville, Paris, qui fut à la fois ville de liberté et ville de clichés.

http://www.alterites.com/cache/center_cinema/id_1083.php

Paris couleurs,
compilation d'archives filmiques, montre comment les migrants ont été vus par les actualités cinéma puis télévisées tout au long du siècle. Des “zoos humains” au mythe “black-blanc-beur” de 1998, le film retrace une histoire des représentations, des clichés et des stéréotypes. Avec ce film, Pascal Blanchard et Eric Deroo présentent une nouvelle version audiovisuelle de leur programme de recherche “De l'indigène à l'immigré” et leur point de vue sur les liens entre histoire coloniale et histoire de l'immigration.


Les “zoos humains”, de l’histoire ancienne ?
Début juin 2005, une rumeur persistante circule dans des milieux universitaires français, amplifiée sur internet : le zoo de la ville d’Augsburg, en Bavière, aurait le projet d’inaugurer un “village africain”pour donner à découvrir “des artisans, des orfèvres, des fabricants de paniers, des coiffeurs traditionnels dans un environnement reconstitué pour représenter la steppe africaine dans une atmosphère d’exotisme”. Renseignement pris, cette initiative a bien eu lieu du 8 au 12 juin, et d’après la directrice du zoo, tout s’est fort bien déroulé. Les visiteurs du “marché exotique” et les exposants africains eux-mêmes ont été ravis. Les quelques dizaines de manifestants présents devant le zoo pour dénoncer une rémanence de l’imaginaire colonial n’ont guère réussi à troubler la bonne conscience ambiante.

“De l’indigène à l’immigré”
Transposée en France, cette affaire renvoie immanquablement au travail de mémoire émergeant autour de l’héritage des “enfants de la colonisation”. Le “village africain” d’Augsburg rappelle le Jardin d'agronomie tropicale du parc de Vincennes (voir www.paris.fr) où l’on peut découvrir, depuis sa réouverture en 2004, les vestiges de ce qui fut jadis un “zoo humain”. D’ailleurs, cet environnement sert de décor pour le parcours initiatique d’un jeune homme qui, dans l’essai documentaire Des zoos et des hommes (70mn - 2005), du réalisateur François Mecili, découvre dans Paris les stigmates d’une mémoire coloniale tronquée. Le sujet a déjà été traité dans le documentaire Zoos humains, réalisé par Pascal Blanchard et Eric Deroo en 2002 (diffusé sur Arte le 29 décembre 2002 dans le cadre de la théma “Vous avez dit sauvages ?” - voir notre chronique).

Dans ce film de référence, les réalisateurs couvrent la période 1870-1931, décryptant des documents d’archives sur les expositions coloniales qui ont contribué à forger un imaginaire populaire de “l’Autre”, évoluant d’une représentation animalière à celle plus humaine mais toujours stéréotypée de “l’indigène” à civiliser. Leur travail filmique appelait un développement, déjà présent dans les nombreux travaux accessibles de l’Association pour la connaissance de l’histoire de l’Afrique contemporaine (Achac), qui a initié depuis 1996 ses recherches dans le cadre du programme “De l’indigène à l’immigré”.

Concernant la capitale française, ils ont ainsi livré les somptueux ouvrages Le Paris Noir (2002), Le Paris Arabe et Le Paris Asie (La Découverte, 2003 et 2004). Avec Paris couleurs, un siècle d’immigration en images, diffusé mardi 28 juin 2005 sur France 3, Pascal Blanchard et Eric Deroo présentent une nouvelle version audiovisuelle plus exhaustive de leurs recherches.

“Victimes de l’histoire ?”
D’emblée, Paris couleurs définit son champ : les 9 millions de personnes de “première, deuxième ou troisième génération”qui, aujourd’hui en France, sont enfermés dans les vieux clichés du Noir robuste et bon enfant, du Jaune mystérieux et opportuniste et du Brun guerrier et rebelle. Les stéréotypes fabriqués depuis la fin du XIXème siècle par le cinématographe (on revoit ici la baignade des enfants noirs au jardin d’acclimatation filmée par Louis Lumière) persistent et se renouvellent, s’étendant désormais aux immigrés, ces indigènes qui font peur, mais qui sont déjà dans la ville depuis parfois fort longtemps. D’évidence, les auteurs entendent souligner les liens ambigus entre histoire coloniale et histoire de l’immigration. Ils ne se contentent pas pour autant de fustiger les discours dominants habituels. Ils soumettent également au feu roulant de la critique l’imaginaire antiraciste “Black-Blanc-Beur” et les immigrés eux-mêmes. “A force d’être enfermés dans les stéréotypes, certains semblent s’y perdre ou s’y complaire”, dit le commentaire sur des images de Yannick Noah. Les sans-papiers ou les jeunes rappeurs rebelles contribueraient à installer de nouveaux stéréotypes, de “la figure de l’éternel nomade ou de l’éternel militant” à celle du “sauvageon”. Ces derniers propos polémiques, discutables, mériteraient d’être davantage étayés. En effet, la forme même de compilation tout en images surplombée d'un commentaire omniscient dit par André Dussollier, ne laisse guère au téléspectateur le loisir de se faire sa propre opinion. Débités au rythme endiablé d’un clip de cinquante-quatre minutes, les fragments de documents hétéroclites, à l’origine difficilement identifiable pour le profane, sont ici au service exclusif d’un réquisitoire assommant. Il n’en reste pas moins que certaines séquences sont montées avec virtuosité, et que la démonstration du lien entre hier et aujourd’hui se révèle par instants fort efficace : ainsi, l’analogie entre le défilé des troupes coloniales pendant la seconde guerre mondiale sur les Champs-Elysées et la déferlante “Black-Blanc-Beur” après la victoire footballistique de 1998 est troublante.

Mogniss H. Abdallah
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Le colonialisme   Lun 19 Mai - 1:33

Les zoos humains, symboles inavouables de l'époque coloniale et du passage du XIXe au XXe siècle, ont été totalement refoulés de notre histoire et de la mémoire collective. Ils ont pourtant existé, et c'est par dizaines de millions (400 millions selon les estimations les plus basses) que les Européens et les Américains sont venus découvrir, pour la première fois, le "sauvage"... dans des zoos, des foires, des expositions officielles, des exhibitions ethnographiques et coloniales ou sur la scène des cabarets.
L'Occident a inventé le sauvage. Beaucoup plus, l'Europe et l'Amérique l'ont exhibé, l'ont montré, dans des zoos, des expositions ou des scènes de music-hall pour convaincre les populations blanches de leur évidente et définitive supériorité sur le monde. Telle est l'histoire des zoos Humains. la télé réalité aujourd'hui n'est pas autre chose. Et, le succès est au rendez-vous. Sachant jouer de cette demande voyeuriste, les impresarios d'hier et les producteurs d'aujourd'hui livrent en pâture des corps. Hier pour fabriquer de la race, aujourd'hui des modèles.
Une histoire inavouable ? Le documentaire se présente comme un voyage, comme une enquête autour des derniers vestiges d'une histoire que l'on a préféré oublier. Comme si, en rendant le corps, les restes de la Vénus Hottentote à l'Afrique du Sud en 2002, la France avait tourné définitivement cette page honteuse. Les pressions, interdictions de tournage et autres événements tout au long de la réalisation du film montrent bien la difficulté à regarder en face cette histoire.


[colonialisme] Zoos humains. Vous avez dit sauvage ?
sur Arte, le 29 décembre 2002 à 20h45
Le film s'efforce de déconstruire l'image du "sauvage" et invite à restituer culture et dignité aux peuples colonisés.

Vous avez dit sauvage ? Arte diffuse une soirée Théma le dimanche 29 décembre 2002 sur le thème de la stigmatisation de "l'Autre" et de sa réduction à l'état de "sauvage", en particulier durant l'épopée coloniale occidentale en Amérique et en Afrique. Cette soirée permet de mieux saisir comment et pourquoi, de "scientifique", le racisme est devenu populaire au début du XXè siècle. Elle s'efforce aussi de déconstruire l'image du "sauvage" et elle invite à restituer culture et dignité aux peuples colonisés.

Au programme : Un homme nommé cheval, film d'Elliott Silverstein, Sur la piste des Jivaros, documentaire d'Yves de perretti, et Zoos humains, documentaire de Pascal Blanchard et Eric Deroo.

Zoos humains
En se promenant au jardin d'acclimatation de Paris ou sous la tour Eiffel, difficile de s'imaginer qu'aux mêmes endroits un siècle auparavant, des millions de visiteurs s'empressaient pour venir voir ces bêtes humaines qui peuplaient l'empire colonial ici reproduit en miniature. Tout se passe comme si on a voulu effacer toute trace historique des zoos humains qui, à Paris comme à Hambourg, Wembley, Bruxelles ou Chicago, ont contribué à vulgariser le racisme "scientifique" en devenant des lieux de fermentation d'une culture coloniale de masse. Pourtant, dès 1896, les frères Lumière filmaient des enfants noirs qui plongeaient dans l'eau pour chercher les petites pièces que des spectateurs jetaient comme aujourd'hui on jette des cacahouètes aux singes.

Dans le documentaire Zoos humains, Pascal Blanchard et Eric Deroo ont retrouvé ces images et bien d'autres, couvrant la période 1870 - 1931. Ils les restituent tout en décryptant leur évolution, de la représentation animalière du "sauvage" jusqu'à leur partielle humanisation, pour mieux démontrer que la mission civilisatrice dans les colonies commence à porter ses fruits. Le "sauvage" devient "l'indigène". La structure de l'imaginaire colonial se transforme, et s'exprimera désormais par le cinéma ou sur les planches. Avec Joséphine Baker, sauvagerie et érotisme formeront un fantasme puissant. Comme pour signifier l'actualité de cet imaginaire, le chantier du musée des Arts premiers se dresse Quai Branly, à l'emplacement même d'une de ces exhibitions raciales du XIXè siècle. Certes, il est plus facile pour les musées aujourd'hui de collectionner des statuettes que des sujets coloniaux. Il n'en reste pas moins que les corps de nombreux "spécimens" humains morts en exhibition attendent encore dans les caves quasi-inaccessibles des musées que justice leur soit rendue, à l'instar de la Vénus Hottentote, dont le corps a enfin été restitué à l'Afrique du sud, où elle a été solennellement enterrée en 2002.
Mogniss H.Abdallah, Agence Im 'média
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Le colonialisme   Lun 19 Mai - 22:05

revoici le film afrique 50 de rené vautier :



René Vautier raconte la genèse d’“Afrique 50”, son brûlot anticolonialiste,


http://television.telerama.fr/television/25462-rene_vautier_raconte_la_genese_afrique_5o_son_brulot_anticolonialiste_diffuse_ce_soir_sur_cinecinema_classic.php

Tourné au Mali vers 1950 malgré les interdictions, ce pamphlet de René Vautier, auteur d’“Avoir 20 ans dans les Aurès”, a été censuré durant quarante ans. L’auteur revient sur les aventures rocambolesques qui ont permis à ce film mythique de voir le jour.


"Afrique 50" : vingt minutes de réquisitoire contre le colonialisme français. - DR

Dans les manifs, les CRS le confondaient parfois avec Léo Ferré. Pourtant, hormis l'évidente ressemblance capillaire (une splendide crinière immaculée), le cinéaste breton René Vautier ne partage pas les tendances anarchisantes du chanteur monégasque. Sa couleur à lui, ce serait plutôt le rouge, comme en témoigne l'indéfectible chemise de coton vermillon qu'il arborait à la projection de son film Afrique 50. Ce violent réquisitoire contre le colonialisme français en Afrique noire, censuré pendant quarante ans et toujours privé de visa d'exploitation, est diffusé pour la première fois à la télévision. Grâce soit rendue à Cinécinéma Classic, qui en profite pour programmer dans la même soirée le bouleversant brûlot que René Vautier réalisa en 1972 sur la guerre d'Algérie, Avoir 20 ans dans les Aurès, ainsi qu'un documentaire de Richard Hamon, Le Petit Blanc à la caméra rouge, consacré à Afrique 50. Retour, en compagnie de son jeune auteur de 80 ans, sur la genèse de ce film mythique d'à peine vingt minutes.

La résistance continue
« Quand je suis sorti du maquis, à la Libération, j'avais 16 ans et je ne voulais plus toucher à une arme. Mes copains résistants m'ont suggéré de m'inscrire à l'Idhec [l'Institut des hautes études cinématographiques, la future Femis] pour continuer le combat avec une caméra. Après avoir couvert les grandes grèves de 1947-1948 dans les mines du Nord, la Ligue française de l'enseignement m'a envoyé dans les colonies pour filmer la vie des paysans en Afrique occidentale. Le tournage a duré six mois, entre 1949 et 1950. »

Décret Pierre Laval
« En arrivant au Soudan français (Mali), j'ai pu constater à quel point les Africains se faisaient exploiter par les colons et j'ai décidé de tout montrer. A Bamako, on m'a interdit de tourner parce que je n'avais pas respecté le décret d'autorisation spéciale du gouverneur Pierre Laval. J'ai répondu qu'on m'avait collé la croix de guerre pour avoir bravé d'autres décrets signés Pierre Laval... Et j'ai continué à filmer avec ma caméra 16 millimètres, dans la clandestinité, cinquante bobines de trois minutes. »

Bobines censurées
« De retour en France, j'ai déposé les négatifs à la Ligue de l'enseignement. Ils ont été aussitôt saisis par la police, qui m'a fait visionner chaque bobine et signer sur chacune des boîtes de pellicule pour prouver que j'en étais l'auteur. J'ai profité de l'obscurité de la salle pour subti­liser dix-sept bobines en signant sur des boîtes vides. J'ai monté le film dans l'école maternelle de ma mère, à Argenteuil, à partir de ce matériau. »

Commentaire enragé
« J'avais réservé un auditorium pendant deux heures pour enregistrer le commentaire. Mais l'acteur qui devait le lire a été intimidé par la police et ne s'est jamais présenté. Du coup, j'ai improvisé moi-même, en direct, en maudissant le pleutre. La colère qu'on perçoit dans ma voix lui était destinée ! »

Propos recueillis par Jérémie Couston

Vidéo avec rene vautier pour une BD:

http://video.google.fr/videoplay?docid=-3296726492331603752&q=rene+vautier&ei=QcgxSO2IHJOU2AKlxrDUCQ&hl=fr
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Le colonialisme   Lun 19 Mai - 22:12



René Vautier, auteur de "Afrique 50" parle de la fin de l'époque coloniale qu'il a découvert à vingt ans, alors qu'il est envoyé en Afrique par la ligue de l'enseignement, pour filmer le passage des colonies Française aux territoires d'Outremer.
Il part avec une devise détournant Eluard "je filme ce que je vois, ce que je sais, ce qui est vrai"

Aujourd'hui, il raconte les conditions de travail des Africains, les "affaires" montées contre ceux qui tentent de créer un syndicat, la censure par décret et une colonne punitive de l'armée colonniale qui brule les villages de Côte d'Ivoire, en represaille de non-paiements de l'impôt. Alors que jusque là, ceux-ci pouvaient être payés en banane ou en sac de mil, une décision en haut lieu vient d'exiger le paiement en argent. Le seul moyen d'en gagner est ... de travailler pour les compagnies coloniales ...

Cette interview a été réalisée par Zalea TV et a été diffusée lors de la nuit contre la Francafrique. http://nuitcontrelafrancafrique.africa-web.org/
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Le colonialisme   Ven 23 Mai - 19:30



Le Dessous des cartes, documentaire sur l'Algerie et la colonisation française.
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MessageSujet: Re: [HISTOIRE] Le colonialisme   

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